( AFP / SEBASTIEN DUPUY )
Le produit intérieur brut (PIB) de la France a augmenté de 0,2% au quatrième trimestre 2025, après 0,5% au troisième, et de 0,9% sur l'année, a confirmé vendredi l'Insee, qui annonce également une baisse du taux d'épargne.
Ces résultats détaillés montrent que la consommation des ménages, qui forme une grande partie de la croissance, a accéléré au quatrième trimestre (+0,4% après +0,1% au troisième).
La consommation de biens s'est renforcée (+0,5% après +0,1%), et la consommation en services a un peu augmenté (+0,2% après +0,1%), en particulier grâce aux transports, notamment ferroviaires.
En revanche, l'investissement ralentit nettement (+0,3% après +0,8%), surtout l'investissement en produits manufacturés et l'investissement en construction.
Il baisse pour les entreprises (-0,1% après +1,1%) mais augmente pour les ménages (+1% après +0,5%) et pour les administrations publiques (+0,6% après +0,5%).
Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue positivement à l'évolution du PIB pour 0,3 point au quatrième trimestre après +0,4 point au troisième.
Par ailleurs, les exportations ralentissent (+1,0% après +3,1%), sous l'effet d'une décélération des exportations d'avions. En même temps, les importations se replient fortement (-1,1% après +1,4%). Au total, la contribution du commerce extérieur à l'évolution du PIB est donc très positive au quatrième trimestre (+0,7 point après +0,5 point).
Ce sont les stocks qui tirent le PIB vers le bas notamment en raison de la livraison d'un paquebot en octobre.
Sur l'année, les importations ont augmenté de 3%, les exportations de 1,4%, les dépenses de consommation des ménages de 0,4%, celles des administrations publiques de 1,7%. L'investissement total a augmenté de 0,8% dont 0,2% pour les entreprises non financières, 0,8% pour les ménages et 2,2% pour les administrations publiques.
Les résultats publiés vendredi montrent par ailleurs un nouveau recul du taux d'épargne des ménages, parmi les plus élevés d'Europe, qui passe sous les 18%, à 17,9% après 18,3 % au troisième trimestre et 18,7 % au deuxième.
En moyenne sur 2025, le taux d'épargne s'établit à 18,3%, après 18,2% en 2024 et il reste "bien supérieur à son niveau d'avant la crise sanitaire", observe l'Institut national de la Statistique : +3,8 points par apport à 2019.
Le revenu disponible brut (RDB) des ménages (en euros courants) est resté stable au quatrième trimestre après avoir augmenté de 0,1% au troisième.
La masse salariale reçue par les ménages continue d'augmenter (+0,2% après déjà +0,2%). L'emploi salarié est quasi stable (-0,1% après avoir été stable au trimestre précédent), tandis que le salaire moyen par tête augmente un peu plus qu'au trimestre précédent (+0,3% après +0,2%).
Les prestations sociales en espèces reçues par les ménages accélèrent (+0,8% après +0,6%), particulièrement soutenues par un rebond des prestations d'assurance chômage. Parallèlement, les impôts versés par les ménages restent dynamiques (+1,2% après +1,4%).
Enfin, le taux de marge des sociétés non financières (SNF) est stable à 31,5%, sous deux effets contraires : les gains de productivité compensent la hausse des cotisations employeurs. Sur l'année, il s'établit à 31,4% après 32,2% en 2024.
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